C'est l'illustratrice française Sentenza qui a dessiné la belle affiche du film Egyptianno-Autrichiano-Américain, Yomeddine, qui relate l'histoire poignante d'un lépreux égyptien qui recherche sa famille à l'age de 40 ans.
De son vrai nom Caroline Labadie, Sentenza n'en est pas à sa première affiche de film, ayant déjà en particulier travaillé sur les films du distributeur Le Pacte comme Il Filio, Manuel, L'Effet Aquatique, Dégradé.
Après avoir apostrophé le public bédéphile avec son premier volume de Moi, ce que j'aime, c'est les monstres, l'AméricaineEmil Ferris illustre désormais la presse française avec cette semaine Stylist. De son Bic 4 couleurs elle accompagne l'article consacré à Lillith, Une nana d'Enfer, ne s'éloignant pas de son univers de montres aux dents longues !
Avec l'automne arrive le guide Le Fooding qui comme chaque année, fait appel à de nombreux illustrateurs pour accompagner ses recommandations gastronomiques. Le cru 2019 est accompagné des dessins d'André Derainne, Maxime Mouysset, Edith Carron et Louis Rouannet. On y trouve également des publicités illustrées par Stéphane Trapier et Jeanne Detallante. C'est toujours un plaisir de parcourir ce guide pour la qualité de ses illustrations, faisant intervenir à chaque fois de nouveaux artistes de talent dans une démarche esthétique assurée. L'ouvrage est disponible en presse et en librairie, une édition spéciale limitée et numérotée est également trouvable (au Bon Marché).
La couverture et le Palmarès illustrés par André Derainne :
Le guide contient 3 mini guides détachables, illustrés par Baptiste Virot (Nos chouchous de Bruxelles) et André Derainne (couvertures de Chambres de style et de Bars d'auteur)
L'ouvrage est également l'occasion de publicités spécifiques illustrées par Stéphane Trapier (Beefeater) et Jeanne Detallante ( Mastercard et San Pelegrino )
C'est un truculent livre que Lionel Koechlin vient de sortir aux éditions Cornélius, Le Scandale Stopsénil. Sur fond de première guerre mondiale, de ventes d'assurances douteuses et de trafic de vieux louche, Koechlin inaugure sa collaboration avec l'éditeur bordelais avec un ouvrage au style théâtrale, plein d'humour, où les dialogues tiennent un grande place, jonglant entre absurde et réalisme. Sous sa couverture toilée rouge, ce charmant petit livre carré ravira les lecteurs, amateurs du trait caractéristique du dessinateur et d'humour décalé.
C'est Mark Ulriksen, l'illustrateur américain, qui a été choisi cette année pour l'exercice saisonnier de la couverture Halloween de The New Yorker. Pour ce numéro du 5 novembre 2018, il a trouvé un sujet propre à effrayer la plupart des petits montres se promenant dans les rues en quête de friandises.
On pouvait s'y attendre après avoir ouvert en aout 2018 le nouveau livre de Brecht Evens, Les Rigoles, mais la découverte des dessins originaux de l'ouvrage sur les murs de la Galerie Martel, depuis le 26 octobre, remplit plus que de bonheur les yeux du spectateur.
C'est une farandole de couleurs, bercée de lumières artificielles ou plongée dans l'obscurité nocturne, que ces dessins nous offrent. On y suit quelques fêtards en quête de sens de la vie et de quelques substances pouvant l'égayer.
Brecht Evens déstructure les pages, usant rarement de cases. Il joue sur les transparences de l'aquarelle, sur les mouvements décomposés, les illusions hallucinatoires, et tout un ensemble de procédés subtils, pour nous faire rentrer dans ce monde. Il nous enivre de ces folies, de son trait magique et délirant, de ses idées saugrenues, dans lesquelles on imaginera quelqu'expérience personnelle de la vie à Paris et ailleurs.
Artistiquement, ce livre est impressionnant. Fruit de plusieurs années de travail, il intègre aussi bien de l'aquarelle, de la gouache, que des pages créées en bois gravé, ou en lithographies de couleurs ou en noir grattées dans la pierre.
Les Rigoles c'est aussi véritablement un roman graphique, tant les dialogues sont riches, fins, et souvent grandement subtils. On s'y surprend à découvrir des échanges assez pointus entre les personnages, mêlant psychologie, philosophie et art.
Pendant ce temps, à Arles, l'Association du Méjan propose une autre exposition, de genre restrospectif, du travail de Brecht Evens, intitulée Disco Harem.
Du dimanche 28 octobre 2018 au dimanche 23 décembre 2018
Exposition Disco Harem : du mercredi au dimanche, de 14 heures à 18 heures – Entrée libre. Place Nina-Berberova – 13200 Arles Rez-de-chaussée, chapelle du Méjan www.lemejan.com www.brechtevens.com/
L'amateur des collages extravagants d'Emmanuel Pierre se délectera de son nouveau livre, Venise Mascarade, édité par RMN - Réunion des Musées Nationaux en septembre 2018, à l'occasion de l'exposition Éblouissante Venise qui se tient au Grand Palais du 26 septembre 2018 au 21 janvier 2019.
Au fil des canaux, l'artiste nous offre un festival de déguisements, de personnages étranges et de palais royaux flamboyants. Une petite perle comme Emmanuel Pierre nous en propose régulièrement et qui accompagnera volontiers le merveilleux Dans l’œil du flaneur (voir ici) réalisé avec la maison Hermès en 2015.
A l'aube du XVIIIe siècle, la brillante Venise est en fête au moins pendant six mois de l'année ! Carnaval, somptueuses réceptions de souverains étrangers et d'ambassadeurs, célébrations et régates, concerts, opéras et spectacles se succèdent sur les places, dans les rues et sur les canaux.
Emmanuel Pierre, artiste qui alterne le dessin fin, la plume et le collage et dont l'univers résonne avec cette Venise du XVIIIe siècle, emmène le jeune lecteur dans un univers magique où la poésie rencontre la fantaisie.
Nombre d'illustrations : 40
Format du livre : 17 cm x 24,2 cm
EAN : 9782711870998
Prix de vente : 12,50 €
Pour retrouver le travail et l'actualité d'Emmanuel Pierre :
Illustratrice et graphiste, Gwladys Morey promène son trait rond et chaleureux au gré des magazines, des affiches promotionnelles et des expositions en galeries, nous ravissant à chaque fois !
Elle croque particulièrement bien des galeries de personnages dans le monde contemporain, emprunts de nostalgie et de modernité mais toujours avec rondeur, couleurs et bonheur. Une artiste à découvrir, si ce n'est déjà fait car ses courbes ont déjà interpellé les regards des curieux du trait !
Quelques personnages pour le Magazine Georges avec la Fondation Louis Vuitton :